Pareille à une fenêtre

Dans l’alcôve de tous mes songes

Je te retrouve chaque nuit

Belle, lumineuse et étrange

Présence douce et infinie

 

Haute comme la confiance

Je te regarde avec mes mains

Derrière l’écran de l’absence

En maudissant les matins.

 

L’attente suspend mes lettres

Sur le rebord de tes silences.

Pareille à une fenêtre

Tu me remplis d’un rêve intense

 

Me jeter par ton peut-être

Pour tomber dans l’espérance

Mourir et enfin renaitre

À l’ombre de ton être.

Cbolavie

 

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Absence

 

 

Absence siamoise, de l’enfance à l’automne

Sœur de ma mémoire aphone

L’ai-je subie, l’ai-je choisie ?

Sa voix tel un écho bleu azur

Bat la mesure au rythme des blessures

Au-dessus des vagues d’une profonde solitude.

Elle m’a fait rêver, marcher sur le fil de l’exil

Couvert ma peau écorchée d’écrits stériles

Tissés de fils de silence.

Sous un divan, en voilant l’amer d’Oran,

J’ai suivi son vent pour me terrer au loin,

Ni mal, ni bien, juste me taire souvent pour rien.

Aujourd’hui il pleut en moi tous mes envols

Des airs las en si bémol sans ciel, sans sol

Et la rivière du virevoltant est en crue.

Absence siamoise, de l’enfance à l’automne

Las de toi, j’attends au pied du destin

L’amie lilas et son lit de jasmin.

Cbolavie

 

Le jardin des rendez-vous

Entre Paris et Tana….

 

Le jardin des rendez-vous

 

Rêve oublié, désert amer

C’était hier, c’était l’hiver

Ton chemin fut long et austère

Taiseux comme un chagrin aride.

Lèvres closes, fenêtre éteinte

Ton désir, un élan en pause.

Le sable avait perdu le gout

D’être le sculpteur de ta rose.

Sur les murs blancs de tes silences

Plus personne ne s’arrêtait

Ton ciel était rempli d’absences

Le hasard l’avait déserté.

Du quai des regards sans épices

Tu lançais des bouteilles vides

Et sur ta mémoire sans tain

Coulaient des écumes lucides.

Et puis sans comprendre pourquoi

L’envie, l’envie est revenue

L’espoir tremble comme autrefois

En ce printemps doux et têtu.

Le vent chasse tes derniers doutes

Que des blessures ont semés

Qu’importe le but de ta route

En chemin, tu veux juste aimer.

La cerise de l’avenir 

Vogue dans l’eau des amoureux

De nouveau, ta rose a un sens

Tes mots le désir d’être bleus.

De l’autre côté du vieux ruisseau

Tu sais qu’un soleil tendre et fou

Fera pousser des coïncidences

Dans le jardin des rendez-vous.

Cbolavie

 

Le bouffeur d’étoiles

Des mots écrits au-dessus du ruisseau et qui n’ont finalement pas trouver de fin…Alors, je les pose là…Sourires.

 

Le bouffeur d’étoiles

Je suis un passant bouffeur d’étoiles

Pris dans les filets du temps

Aux portes du paradis

Je frappe encore

Par désespoir ou par envie

Bien au-delà de la mort

Dans toutes les dimensions de la vie.

Je n’ai jamais su

Où finit le rêve

Cet absolu qui me suit

Où commence le réel

Et ses voies parallèles.

Je suis un passant bouffeur d’étoiles

Qui faisais passer sous le manteau

Des billets plus doux

Qu’un thé de chez nous

C’était l’heure des billes

En noyaux d’abricots

Imaginaire opulent

D’un enfant sans-le-sou.

Mon monde n’avait que deux yeux

Ceux du Majnoun de Leila

Guettant la nuit dans les cieux

Le destin après l’éclat.

Je suis un passant bouffeur d’étoiles

Dans ma vie, elle a surgi

De la bouche d’un Sphinx

Ou d’un champ de coquelicots.

Au détour de chaque émoi

Elle sème ses mots

Légers ou lourds

Qui coulent sans cesse

Des yeux de l’amour.

Je la connais depuis si longtemps

La tendresse c’est son arme

Et la solitude couvre ses larmes.

Cbolavie

 

Une chanson de quelqu’un que j’aime autant que Léo Ferré et ce n’est pas peu dire.

 

 

 

Sept jours plus tard

 

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

La terre tourne dans le même sens

Le bonheur se couche à l’ouest.

À sept heures sept, surgit l’absence

Le rêve la guide pour tout le reste.

Tout est pareil le poids de nos corbeilles,

Mon miroir guettant la prochaine ride,

Ta main mouchetée en éveil

Mon chagrin caché dans le même bide.

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

L’infini est toujours aussi loin

L’absolu piétine au coin de ma rue

Mais dans chaque botte de foin

Notre quête cherche son salut.

Dans l’île de notre lit, la nuit

Attela nos chevaux de feu et de bois

Pleine de nous, la lune nous a choisis

Pour chanter à la lagune l’hymne à la joie.

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

Tes doigts chamarrés et ondoyants

Semèrent sur nos envies des fragrances marines.

Sourcière de cinq sens gourmands

Tu m’as inondé de senteurs divines.

Notre mémoire a faim de nos rires

L’évidence flotte partout dans l’air

Dans la pénombre de chaque soupir

L’espérance nous éclaire.

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

Notre enfant vient enfin de naître

Comme une tendresse qui va grandir

Entre les rives de nos deux êtres

En entrelaçant les eaux de nos désirs.

La confiance, fille de nos regards

Tricote au fil des souvenirs

Notre maison bleue, apothéose ou départ,

Qui pousse tel un chandail en devenir.

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

Rien ne peut faire taire ce lien

Ni toi, ni moi, ni même le destin

Source de vie, source de bien

Il est le but, il est le chemin.

Je te voulais jasmin, tu es érable

Ta musique est à l’amer

Ce que la vague est au sable

Un archet sur les cordes du désert

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

Je veux conjuguer le verbe oser

Avant de perdre la boussole

Découvrir le courage de la rosée

Qui se pose sur les tournesols

Et dans le poème de chaque matin

Verser un demi sucre et une crème

Pour nourrir ton sourire jusqu’à ma fin

Jusqu’à mon dernier je t’aime.

Cbolavie