Hable Con Ella

L’automne est là et ses mots s’imposent encore et encore…

 

Hable con Ella

 

Je ne peux plus dire que je te rêve

Trop de serments sont derrière moi

La seule vérité est que même si je crève

Tu vivras ma tendre au fond de moi.

Chaque nouvel automne m’apprend

Qu’il se fait tard ici-bas

Mais tous les arbres du plaisir me disent

Hable con ella.

 

Avant de partir, leurs feuilles veulent t’écrire

Que je te veux près de moi

Jusqu’à l’éveil de mon dernier soupir

Et peut-être même au-delà.

Je me croyais fort et sans laisse

Avec quelques chagrins sous terre

Mais dans mon ventre, une épée de Damoclès

M’affirme qu’il est vain de se taire.

 

Je ne peux plus dire que je te rêve

Trop de triste vin a coulé sur mes lignes

Mais dans chaque sarment, ta sève

Continue à nourrir mes vignes.

En attendant de boire un jour ton visage,

Mon vieux cahier se saoule de voyages

Et si j’avais cru avoir jeté mon dernier cri

Son écho me rattrape chaque nuit.

 

Les oies sauvages s’envolent vers le Sud

Ton absence niche entre ciel et lilas.

Tu brilles au loin tel un phare immobile

Au-dessus de mon hiver rude et fragile.

Dans la mer des larmes invisibles

Je galère encore en quête de sens

Que seras-tu ? étoile inaccessible

Ou mon île après un si long silence.

 

Dans le bateau ivre de mes pensées

Tu es la lumière à l’ombre de ma pudeur

Tu me vois, nu, troublé et insensé

Mais entends-tu mon cœur

Tu es à présent toujours dehors

Puisque que tu as rempli tous mes dedans.

Chaque goutte de sang de mon corps

Portera à jamais ton nom.

 

 

Cbolavie

 

https://www.youtube.com/watch?v=ZlXa0bgofHU

Publicités

Automne

Un vent rouge et bleu emplit ton silence

Des feuilles mortes chantent

Et moi je ramasse tranquillement ton absence

Sous les yeux de deux ou trois passantes.

 

Une table orange au milieu de nulle part

Ma liberté emplie d’espoir

Je la bois, je te vois, je me noie

En t’attendant dans le noir.

 

Le fleuve jaune s’en va vers la mer

L’abeille vers la fleur

Ainsi vont les choses inéluctables

Comme va le temps dans le sable

 

Et moi juste envie de me taire

En glissant tout doucement vers ton cœur.

Cbolavie

 

Ton Chant

Je serai un son bleu dans ton chant naissant

Haïssant les jeux que chérissent les passants

Dans la rumeur fébrile entretenue par la mort

Les diapasons se vendent aux plus retors.

 

J’écouterai ta voix ce ruisseau de frissons

Qui couvre les cris des corbeaux en veston

Ma plume trempée dans le lit de ses murmures

Remonte peu à peu la rivière de nos blessures.

 

Je t’ouvrirai ma fenêtre pure d’en dedans

Pour partager notre peur des murs blancs

La lumière redoute le retour de nos déboires

Car les routes de l’univers sont pleines de trous noirs.

 

Je viendrai dans l’ile de ta douce déraison

Pour voir couler de tes yeux les fruits du don

Même si j’ai vu l’arbre de notre complétude

Je marche encore dans la forêt de nos solitudes.

 

Tu viendras comme une caresse prochaine

Du ventre de nos souvenirs en porcelaine

Humaine, ta voix me parlera d’été

De Desnos, de notre rêve devenu réalité.

 

Je pourrai te dire encore que je t’aime

Puisque jamais je ne finirai ton poème

Et qu’à l’heure où je n’aurai plus de voix

Je voudrais entendre ton chant pour une dernière fois.

 

Cbolavie

 

Entre mes doigts

Entre mes doigts coulent les murmures de mon être

Nourrissant le fleuve de tes pensées

S’accrochant aux lettres qui sèment des cris

Sous ta fenêtre sans maitre à penser.

 

J’écris sans destination, sans bagages

N’ayant pour but qu’un voyage

Qui m’emmène ailleurs

Juste ailleurs mais loin d’ici.

Quelque part entre ce que je fus

Et ce que j’ai eu envie d’être

Sous ton merveilleux arc-en-ciel

Quand ton essentiel m’a transpercé.

 

Semblable au cristal,

Je n’ai fait que disperser

Ta lumière plus blanche

Que la page de nos rêves dépassés.

 

Voilà combien de temps

Que je me suis mis en pause

Cherchant à comprendre

Le sens de nos réalités

Et cette longue absence m’a fait apprendre

Que le froid d’un silence même rose

Fait encore beaucoup plus mal

Quand un soleil imbécile se croit en été.

 

Cbolavie

 

Et puis une superbe chanson…

 

https://www.youtube.com/watch?v=qvsA4S0rtm8

Tu enfantes le silence

J’ai vu au fond de tes écrits

Une armure couverte de blessures.

Je nous relis entre un poteau et un mur

En égrenant les murmures de ton absence.

Et dans les berceaux de mes cris

Tu enfantes le silence.

Cbolavie

 

https://www.youtube.com/watch?v=Vr8VpcJ7vak