Sept jours plus tard

 

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

La terre tourne dans le même sens

Le bonheur se couche à l’ouest.

À sept heures sept, surgit l’absence

Le rêve la guide pour tout le reste.

Tout est pareil le poids de nos corbeilles,

Mon miroir guettant la prochaine ride,

Ta main mouchetée en éveil

Mon chagrin caché dans le même bide.

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

L’infini est toujours aussi loin

L’absolu piétine au coin de ma rue

Mais dans chaque botte de foin

Notre quête cherche son salut.

Dans l’île de notre lit, la nuit

Attela nos chevaux de feu et de bois

Pleine de nous, la lune nous a choisis

Pour chanter à la lagune l’hymne à la joie.

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

Tes doigts chamarrés et ondoyants

Semèrent sur nos envies des fragrances marines.

Sourcière de cinq sens gourmands

Tu m’as inondé de senteurs divines.

Notre mémoire a faim de nos rires

L’évidence flotte partout dans l’air

Dans la pénombre de chaque soupir

L’espérance nous éclaire.

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

Notre enfant vient enfin de naître

Comme une tendresse qui va grandir

Entre les rives de nos deux êtres

En entrelaçant les eaux de nos désirs.

La confiance, fille de nos regards

Tricote au fil des souvenirs

Notre maison bleue, apothéose ou départ,

Qui pousse tel un chandail en devenir.

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

Rien ne peut faire taire ce lien

Ni toi, ni moi, ni même le destin

Source de vie, source de bien

Il est le but, il est le chemin.

Je te voulais jasmin, tu es érable

Ta musique est à l’amer

Ce que la vague est au sable

Un archet sur les cordes du désert

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

Je veux conjuguer le verbe oser

Avant de perdre la boussole

Découvrir le courage de la rosée

Qui se pose sur les tournesols

Et dans le poème de chaque matin

Verser un demi sucre et une crème

Pour nourrir ton sourire jusqu’à ma fin

Jusqu’à mon dernier je t’aime.

Cbolavie

 

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Commentaires

  • Adeline Benoit  De 11 mars 2018 à 3 h 45 min

    Bonjour, magicien des mots et des images, votre jardin est toujours aussi beau..

    La vieille Forteresse

  • bleuemarie  De 11 mars 2018 à 5 h 29 min

    7 ….chiffre magique 😊

    7 jours dans la semaine, 7 branches à la Menorah, 7 merveilles du mondes,sans parler des 7 péchés capitaux…..+++
    +ton poème énigmatique et limpide parfois

    Bon dimanche à toi
    Je t’embrasse

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