Le bouffeur d’étoiles

Des mots écrits au-dessus du ruisseau et qui n’ont finalement pas trouver de fin…Alors, je les pose là…Sourires.

 

Le bouffeur d’étoiles

Je suis un passant bouffeur d’étoiles

Pris dans les filets du temps

Aux portes du paradis

Je frappe encore

Par désespoir ou par envie

Bien au-delà de la mort

Dans toutes les dimensions de la vie.

Je n’ai jamais su

Où finit le rêve

Cet absolu qui me suit

Où commence le réel

Et ses voies parallèles.

Je suis un passant bouffeur d’étoiles

Qui faisais passer sous le manteau

Des billets plus doux

Qu’un thé de chez nous

C’était l’heure des billes

En noyaux d’abricots

Imaginaire opulent

D’un enfant sans-le-sou.

Mon monde n’avait que deux yeux

Ceux du Majnoun de Leila

Guettant la nuit dans les cieux

Le destin après l’éclat.

Je suis un passant bouffeur d’étoiles

Dans ma vie, elle a surgi

De la bouche d’un Sphinx

Ou d’un champ de coquelicots.

Au détour de chaque émoi

Elle sème ses mots

Légers ou lourds

Qui coulent sans cesse

Des yeux de l’amour.

Je la connais depuis si longtemps

La tendresse c’est son arme

Et la solitude couvre ses larmes.

Cbolavie

 

Une chanson de quelqu’un que j’aime autant que Léo Ferré et ce n’est pas peu dire.

 

 

 

Publicités

Sept jours plus tard

 

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

La terre tourne dans le même sens

Le bonheur se couche à l’ouest.

À sept heures sept, surgit l’absence

Le rêve la guide pour tout le reste.

Tout est pareil le poids de nos corbeilles,

Mon miroir guettant la prochaine ride,

Ta main mouchetée en éveil

Mon chagrin caché dans le même bide.

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

L’infini est toujours aussi loin

L’absolu piétine au coin de ma rue

Mais dans chaque botte de foin

Notre quête cherche son salut.

Dans l’île de notre lit, la nuit

Attela nos chevaux de feu et de bois

Pleine de nous, la lune nous a choisis

Pour chanter à la lagune l’hymne à la joie.

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

Tes doigts chamarrés et ondoyants

Semèrent sur nos envies des fragrances marines.

Sourcière de cinq sens gourmands

Tu m’as inondé de senteurs divines.

Notre mémoire a faim de nos rires

L’évidence flotte partout dans l’air

Dans la pénombre de chaque soupir

L’espérance nous éclaire.

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

Notre enfant vient enfin de naître

Comme une tendresse qui va grandir

Entre les rives de nos deux êtres

En entrelaçant les eaux de nos désirs.

La confiance, fille de nos regards

Tricote au fil des souvenirs

Notre maison bleue, apothéose ou départ,

Qui pousse tel un chandail en devenir.

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

Rien ne peut faire taire ce lien

Ni toi, ni moi, ni même le destin

Source de vie, source de bien

Il est le but, il est le chemin.

Je te voulais jasmin, tu es érable

Ta musique est à l’amer

Ce que la vague est au sable

Un archet sur les cordes du désert

 

Sept jours plus tard

Ou sept cent mille ans peut-être

Je veux conjuguer le verbe oser

Avant de perdre la boussole

Découvrir le courage de la rosée

Qui se pose sur les tournesols

Et dans le poème de chaque matin

Verser un demi sucre et une crème

Pour nourrir ton sourire jusqu’à ma fin

Jusqu’à mon dernier je t’aime.

Cbolavie

 

Le naufrage d’un poème

Porte ouverte, notre poème est là

Les pieds nus, j’y dépose ma foi

Ma gratitude, ma solitude

Et une folle envie d’aimer.

 

De l’enfance, il a surgi

Telle une île de douceurs

La mer l’a écrit

En elle doucement il meurt.

 

Au bout de l’inutile

Beau comme la mosquée bleue

Il est là vide et stérile

Comme une prière sans Dieu.

 

Cbolavie

 

 

Sous le soleil d’Estoril

Écumes filantes sous le soleil

Mes pensées volent au-dessus de l’eau d’Estoril

Sereine, la mer s’est allongée sur le ciel.

Devant notre miroir fidèle et fertile

Ma mémoire te trouve infiniment belle.

Tes mots tintent sur une cerise bleue

C’est un rendez-vous beau comme la vie

Ce tout qui nous rend plus heureux

Un peu meilleurs aussi.

Sur le sable de mes silences

Le temps s’est arrêté,

Tout chante ta présence

Ton prénom marche à mes côtés.

Cbolavie

Le chemin

Où sont tous les chemins qui me menaient à toi ?

Sillages d’un écran fou, vert et maladroit

Et pour seul pont entre nos élans immobiles

Un vieux chagrin couvert d’un silence imbécile.

 

Ton prénom si bleu coule tout au fond de moi

Tel un triste été lesté de mille pourquoi

Et sous l’azur blessé, l’envie de retenir

Les perles de pluie de nos lointains souvenirs.

.

Chaque nuit, je ne t’écris plus que dans ma tête

Quand mon cœur traverse le pays de nos dettes

Mais verrons-nous un jour dans nos émois amers

Le chemin qui nous unira face à la mer ?

Cbolavie